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Les femmes et la santé mentale

February 9, 2012

L’Association canadienne pour la santé mentale estime que l’inégalité sociale a des effets nuisibles sur le bien-être mental et affectif des femmes. Tout au long de leur vie, les femmes peuvent être considérées “à risque” pour développer des problèmes affectifs à cause de toute une série de facteurs environnementaux. Des facteurs tels qu’une participation limitée à la vie publique, un pouvoir de décision restreint, la violence et l’exploitation sexuelle empêchent toute possibilité de bien-être affectif. L’Association canadienne pour la santé mentale s’est engagée au changement social qui, à long terme contribuera à la force affective des femmes, non seulement en tant qu’individus, mais aussi comme membres de la société. à cette fin, l’ACSM a identifié des problèmes qui nous semblent d’une importance toute particulière.

Résolutions

L’ACSM poursuivra jusqu’au bout les recommandations et résolutions émises par la conférence de Banff de 1989 et par l’exposé Femmes et santé mentale au Canada.

La politique de santé mentale

Tous les paliers du gouvernement — fédéral, provincial et municipal, doivent développer et financer des services communautaires de santé mentale réalistes, qui constituent des alternatives aux programmes médicaux traditionnels, qui soient de nature promotionnelle et préventive et qui comprennent des services destinés à satisfaire aux besoins spécifiques des femmes.

La formation des travailleurs et travailleuses en santé mentale

Les professionnels dans le domaine de la santé mentale devraient prendre au moins un cours sur la santé mentale des femmes. Les cours devraient inclure des contributions interdisciplinaires d’autant de groupes que possible tels que les médecins, les consommateurs, les infirmières et infirmiers, les psychologues, les travailleurs et travailleuses de première ligne, les travailleurs sociaux et travailleuses sociales, les psychiatres ou le corps professoral. Les programmes d’études devraient rendre ces cours obligatoires.

L’éducation du public

L’éducation doit être considérée au sens large du terme et à tous les paliers, du jardin d’enfants aux professionnels et diplômés, y compris l’éducation populaire et l’éducation des personnes travaillant pour les médias soit la presse écrite, la radio et la télévision. Le matériel d’études non sexiste devrait être largement diffusé. Ce matériel devrait présenter les femmes dans une grande diversité de rôles valorisants, y compris ceux qui reflètent un leadership et une importance sociale.

La participation des consommateurs

étant donné que les femmes bénéficiaires des services de santé mentale ont un aperçu unique basé sur des connaissances empiriques du système de services, les femmes qui ont eu recours au système de santé mentale comme bénéficiaires doivent être recrutées activement pour combler des postes de direction au sein des organisations, groupes et agences qui élaborent les politiques de soins de santé mentale et qui offrent ces soins.

La santé mentale et le système de soins de santé

Les services aux femmes doivent être basés sur le principe fondamental selon lequel le corps et l’esprit d’une femme lui appartiennent. à partir de là, il est évident que la définition du problème, les soins médicaux, et leurs alternatives seront ordonnés par la bénéficiaire. Dans la vie courante, les expériences des femmes ne sont pas généralement liées aux conditions médicales, mais sont plutôt d’ordre socio-culturel et doivent ainsi être abordées dans cette optique.

Les services devraient être entièrement subventionnés et devraient comprendre le traitement, l’éducation, la diffusion de l’information et un programme d’action communautaire.

Novembre 1995

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