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L’exploitation sexuelle et les mauvais traitements chez les fournisseurs de services en santé mentale

February 9, 2012

L’Association canadienne pour la santé mentale reconnaît qu’il y a exploitation sexuelle et mauvais traitements chez les fournisseurs de services en santé mentale. L’Association reconnaît également que, sans l’ombre d’un doute, cette exploitation sexuelle et ces mauvais traitements sont nocifs pour les consommateurs de services de santé mentale. Les preuves proviennent de rapports anecdotiques, de plaintes formulées aux associations professionnelles et, plus récemment, de sondages effectués auprès du grand public et de groupes professionnels.

La relation entre le fournisseur de services et le consommateur en est une de confiance. Dans ces relations, le centre du pouvoir réside toujours du côté des fournisseurs de services en santé mentale. Une relation sexuelle entre un fournisseur de services de santé mentale et un consommateur constitue toujours un abus de pouvoir et un abus de confiance.

Voici des exemples d’exploitation sexuelle et de mauvais traitements: rendez-vous “galants”, suggestions d’engagement sexuel, conversations sexualisées, demande excessive de renseignements d’ordre sexuel, ne pas se soucier des limites personnelles et du besoin de vie privée, et le contact sexuel, du toucher inopportun à la relation sexuelle ou au viol. Principes

  • L’exploitation sexuelle et les mauvais traitements infligés par les fournisseurs de services de santé mentale sont inacceptables et immoraux.
  • Le fournisseur de services de santé mentale est celui qui doit s’assurer que les relations avec les consommateurs se développent de façon éthique. Indépendamment du comportement du consommateur, le fournisseur de services doit toujours adopter éthique.
  • En aucun cas un fournisseur de services de santé mentale ne peut s’engager dans une relation sexuelle ou romantique avec un ancien consommateur de ses services, même après l’interruption de ces services.
  • Le fournisseur de services de santé mentale ne peut accepter comme client des personnes avec lesquelles il a eu préalablement une relation sexuelle ou romantique.

Recommandations

  • Les associations professionnelles dans le domaine de la santé mentale devraient avoir des politiques sur l’exploitation sexuelle et les mauvais traitements infligés par les professionnels.
  • Les agences qui emploient des fournisseurs de services de santé mentale devraient avoir des politiques sur l’exploitation sexuelle et les mauvais traitements.
  • Les associations professionnelles et les agences devraient éduquer le public sur les droits des consommateurs à des services éthiques.
  • Les programmes de formation pour les fournisseurs de services de santé mentale devraient comprendre l’étude de la dynamique du pouvoir et de la conduite éthique dans les relations professionnelles.
  • Les associations professionnelles et les agences devraient considérer les moyens d’aider les consommateurs qui ont été exploités ou mal traités par un membre de leur profession ou organisation.
  • Dans le cadre de leurs pratiques de règlementation, de délivrance de permis et de l’emploi, les associations professionnelles et les agences devraient considérer des politiques sur les condamnations criminelles spécifiques et vérifier les agressions inscrites aux dossiers.
  • Les associations professionnelles et les agences devraient fortement encourager les contrevenants à rechercher un traitement.

Novembre 1995

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