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Recherches et formation médicales sur les femmes

February 10, 2012

Les professionnels de la santé mentale ont besoin d’une meilleure formation pour répondre aux exigences des femmes en matière de santé mentale. La plupart des programmes de formation actuelle n’exigent pas de traiter à fond des problèmes de genre, ni même d’essayer d’aborder les différentes expériences entre les sexes. Les besoins biologiques, psychologiques et sociaux des femmes ne font pas partie des programmes d’études dans les écoles de formation, et la plupart des thérapies et des recherches sont fondées sur l’expérience des hommes. Les programmes de recherche en santé mentale menés par les femmes ne reçoivent que 6,05% des fonds de recherche de santé mentale au Canada, et seulement 0,42% des fonds de recherche de santé.

La pénurie de recherche ainsi que le manque de financement ont résulté en un nombre très limité de publications portant sur de nombreux problèmes majeurs relatifs à la santé mentale des femmes. Par exemple, les journaux médicaux et psychologiques contiennent très peu d’articles au sujet des effets sur la santé mentale de la violence sexuelle exercée contre l’épouse. Fondé sur son engagement au changement social et à l’action communautaire qui, à long terme, contribuera à la force émotionnelle et à l’autonomie des femmes, non seulement en tant qu’individus, mais aussi comme membres de la société, le Conseil national de l’ACSM soutient les recommandations suivantes :

Recommandations

  • La communauté universitaire doit encourager et appuyer des recherches plus qualitatives sur les problèmes des femmes.
  • On doit inclure les femmes, comme sujets d’expérience, en nombre représentatif si l’objet de recherche aborde des problèmes spécifiques non liés au sexe.
  • Un plus grand nombre de femmes devraient siéger aux comités de révision des subventions, et on devrait donner la priorité en matière de financement aux travaux de recherche sur les problèmes touchant les femmes.
  • Au cours des travaux de recherche, les femmes devraient être plus impliquées dans le choix de sujets, dans la conception des protocoles, et dans l’interprétation des résultats.
  • Les recherches et les codes de déontologie de plusieurs disciplines et professions doivent être réexaminés plus attentivement pour éliminer toute discrimination systémique entre les sexes et contre les femmes et leurs expériences.
  • Les programmes de formation des professionnels de la santé mentale doivent comprendre des cours sur l’impact socioculturel de l’inégalité sociale sur la santé physique et mentale des femmes.

Novembre 1995

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